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Fulcanelli

Fulcanelli

 

 

L'œuvre de Fulcanelli


Le Mystère des cathédrales paru en 1926 a pris, avec Les Demeures philosophales qui le suivront, une importance majeure dans l'histoire de l'alchimie. Il prétend poser un autre regard sur l'art gothique français, en s'intéressant à l'interprétation de la symbolique selon lui assurément laissée par les alchimistes dans la pierre. Le livre s'intéresse en particulier à la cathédrale de Paris, à la cathédrale d'Amiens, se penche sur l'Hôtel Lallemant à Bourges, bâti quant à lui vers 1500 par les frères Jean Lallemant.

Les Demeures philosophales, parues en 1930, prétendent mettre en évidence l'importance de la symbolique alchimique et d'un certain type de langage ésotérique dans l'histoire et l'architecture, grâce à divers exemples. L'auteur y expose notamment ses thèses sur l'état des connaissances philosophiques et scientifiques au Moyen Âge et à la Renaissance, connaissances toujours vues par le prisme de la quête du Grand œuvre des alchimistes.

Le livre Les Demeures philosophales évoque également le langage codé des alchimistes et hermétistes, appelé la langue des oiseaux : « La langue des oiseaux est un idiome phonétique basé uniquement sur l’assonance. On n’y tient donc aucun compte de l’orthographe, dont la rigueur même sert de frein aux esprits curieux […]. » L'ouvrage se conclut par une mise en garde touchant aux dangers d'un progrès scientifique illimité.

 

Demeures et lieux étudiés

Le Manoir de la Salamandre de Lisieux en Normandie (ou maison alchimique de Lisieux). Ce manoir, connu sous le nom d'Hôtel Cirié-Planteflore (cf. Guide du Routard, à la page des hôtels de la ville d'Etretat), a été entièrement démonté à Lisieux vers 1906 et remonté à Etretat vers 1912 (cf. placard apposé sur cet hôtel). Trop jeune à cette époque, Eugène Canseliet ne pouvait pas avoir eu connaissance du transfert, ce qui explique sa déclaration dans la deuxième ou la troisième préface des Demeures Philosophales, selon laquelle le Manoir de la Salamandre aurait été détruit par les bombardements de Lisieux en 1944, après le débarquement allié en Normandie.
La Maison d'Adam et Ève au Mans dans la Sarthe.
La Maison de l'Homme des Bois à Thiers.
La Cheminée de Coulonges-sur-l'Autize dans les Deux-Sèvres.
Le galerie haute et le jardin de Diktynna du château de Dampierre-sur-Boutonne en Charente-Maritime.
Le tombeau du duc François II de Bretagne à la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes en Loire-Atlantique.
Le cadran solaire du Palais de Holyrood à Édimbourg en Écosse.
La chapelle Notre Dame de Pitié en l'Église du Chapitre à Figeac.
Le porche septentrional de l'Église Saint-Hilaire à Melle.
L'obélisque de Dammartin-sur-Tigeaux (Seine-et-Marne), incorrectement nommé par Fulcanelli « Dammartin-sous-Tigeaux », situé aux limites de Dammartin-sur-Tigeaux, Mortcerf et Villeneuve-le-Comte.
La croix cyclique d'Hendaye, département des Pyrénées-Atlantiques, région Nouvelle-Aquitaine.

 

Le mystère du troisième ouvrage

Le Finis gloriae mundi (1672) de Juan de Valdés Leal (1622-1690) - qui aurait donné son nom au troisième livre, non publié de Fulcanelli
Fulcanelli aurait composé un troisième ouvrage, sous le titre Finis gloriae mundi, mais aurait décidé de ne pas le faire paraître, en retirant les notes à son disciple Canseliet.

Le titre Finis gloriae mundi fait référence à un célèbre tableau de Juan de Valdés Leal (1622-1690). En 1954, il fut ainsi commenté par Eugène Canseliet :

 

« Qui n'a vu cette toile à Séville, tout de suite en entrant dans l'église de la Santa Caridad, ne saurait en déceler tout le bouleversant magnétisme, pénétrant d'irrésistible tristesse l'âme déjà émue de présence irréelle, de quelque ombre illustre familière du lieu, et que concrétisent sans doute, en poignant témoignage, le masque mortuaire et l'épée de don Juan. L'hermétiste aurait beaucoup à découvrir dans la vie et les œuvres du hermano major, Miguel de Manara, de qui Valdes Leal a présenté, dans sa caja sans couvercle, le cadavre (?) enveloppé du manteau blanc des chevaliers de Calatrava: - Ni mas, ni menos; ni plus, ni moins -. Cette main percée par le clou de la Passion, qui apparaît telle la main de gloire - la man de gorre, - de nos dialectes d'oc, utilisée pour la découverte des trésors, n'est pas celle du Christ, mais d'une femme, selon que le proclament le galbe délicat et le mouvement précieux. »
En 1988, dans la revue alchimique La Tourbe des philosophes, Jean Laplace publia le synopsis de l'ouvrage retrouvé dans une chemise cartonnée restée à l'abri dans la maison d'Eugène Canseliet à Savignies :

I. La décadence de notre civilisation et la déchéance des sociétés humaines
Incrédulité religieuse et crédulité mystique. Effets néfastes de l'enseignement officiel. Abus des plaisirs par la crainte de l'avenir. Fétichisme à notre époque. Symboles plus puissants qu'autrefois dans la conception matérialiste. Incertitude du lendemain. Méfiance et défiance généralisées. La mode et ses caprices révélateurs. Les initiés inconnus gouvernent seuls. Le mystère pèse sur les consciences.
II. Témoignages terrestres de la fin du monde
Les quatre Âges. Les cycles successifs scellés dans les couches géologiques. Fossiles. Flore et faune disparues. Squelettes humains. L'Asiatide. Monuments de l'humanité dite préhistorique. Cromlechs. Chandelier des trois croix.
III. Les causes cosmiques du bouleversement
Le système de Ptolémée. L'Almageste. Erreur du système de Copernic démontrée par l'étoile polaire. Précession des équinoxes. Inclinaison de l'écliptique. Variations inexplicables du pôle magnétique. Ascension solaire au zénith du pôle et retour en sens contraire provoquant le renversement de l'axe, le déluge et la fusion à la surface du globe.
En 1999, Jean-Marc Savary fait paraître, aux éditions Liber Mirabilis, un autre texte intitulé Finis Gloriae Mundi, signé Fulcanelli et préfacé par Jacques d'Arès, successeur de Paul Le Cour à la tête de la revue ésotérique Atlantis. Cette publication a déclenché une certaine polémique dans le microcosme alchimique.

Pour Richard Caron, le troisième livre de Fulcanelli, ce n'est pas le fameux Finis Gloriae Mundi, mais les Deux logis alchimiques de Canseliet.

 

Citations


« La cathédrale est une œuvre d' art goth ou d' argot. [...] L'argot reste le langage d'une minorité d'individus vivant en dehors des lois reçues, des conventions, des usages, du protocole, auxquels on applique l'épithète de voyous, c'est-à-dire de voyants, et celle plus expressive encore, de Fils ou Enfants du Soleil. L'art gothique est, en effet, l' art got ou cot (Xo), l' art de la Lumière ou de l'Esprit » Le Mystère des Cathédrales.
« Avez-vous réfléchi aux conséquences fatales qui résulteront d'un progrès illimité ? »  Les Demeures philosophales.

 

 

Publications :


- Le Mystère des Cathédrales et l’interprétation ésotérique des symboles hermétiques du Grand-Œuvre. Préface de E. Canseliet, F. C. H. (Hades éditions 2017.

- Les Demeures philosophales et le Symbolisme hermétique dans ses rapports avec l'art sacré et l'ésotérisme du grand-œuvre. Préface de Eugène Canseliet, F. C. H. 1930.
Pseudo-Fulcanelli
- Finis gloriae mundi, Londres, éditions Liber Mirabilis, 1999. Jean-Pierre Thomas, etc.

 

 

 


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