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Benjamin H. Freedman

Benjamin H. Freedman

 

 

 

Benjamin_H._Freedman
Benjamin Harrison Freedman est un homme d'affaire et pamphlétaire américain du XXème siècle (New York, 1890-1984). Né dans une famille juive ashkénaze, il devient un virulent orateur, conférencier et pamphlétaire antisioniste et critique du judaïsme. Freedman apporte une analyse contestée sur les relations entre le sionisme, le judaïsme et les puissances occidentales. Son témoignage historique relève un lobbying concerté des milieux sionistes interna-tionaux durant la Première Guerre mondiale en vue de la création d'un futur état juif en Palestine par le moyen d'une manipulation des alliances et des oppositions diplomatiques entre pays. La thèse la plus ''sulfureuse'' et la plus ''célèbre''  de Freedman reste ''l'origine juive des Khazars''. Freedman  prétend que les juifs ashkénazes descendent des anciens Khazars, royaume caucasien de l'époque du Moyen Âge, convertis en masse au judaïsme en l'an 838. Après la destruction du royaume Khazar, les nombreux ''juifs'' de Russie, et de toute l’Europe orientale, n’étaient plus con-nus comme ''des Khazars'', mais comme ''des populations yiddishs/ashkénazes'' de tous ces pays.
 

Freedman apporte une analyse contestée sur les relations entre le sionisme, le judaïsme et les puissances occidentales de son époque.

Ainsi son témoignage historique relève un lobbying concerté des milieux sionistes internationaux durant la Première Guerre mondiale en vue de la création d'un futur état juif en Palestine par le moyen d'une manipulation des alliances et des oppositions diplomatiques entre pays. Des sionistes seraient venus trouver le gouvernement de Grande-Bretagne en 1916, à un moment où l'Allemagne triomphait sur tous les fronts et où les Britanniques envisageaient de signer l'armistice que leur proposa le Kaiser, en leur proposant de promettre la Palestine (alors sous domination ottomane et où la Grande-Bretagne n'avait aucun droit) comme un foyer de peuplement juif en échange d'une entrée en guerre des États-Unis aux côtés de la Triple-Entente.

Selon son discours de 1961 sur le sionisme, les États-Unis à cette époque étaient pro-allemands mais les relais sionistes dans la presse américaine firent leur possible pour retourner l'opinion publique et la pousser à la guerre. Après l'entrée en guerre des États-Unis contre l'Allemagne, des opérations militaires réussies par la Grande-Bretagne en Palestine contre l'armée ottomane permirent que la promesse britannique prenne forme dans la Déclaration Balfour de 1917. D'un point de vue allemand, ces affirmations renforceraient la théorie du « coup de poignard dans le dos » car l'Allemagne de ce fait aurait ainsi été trahie par sa communauté juive. Son témoignage rejoint celui d'Henry Ford sur la volonté des milieux sionistes d'instrumentaliser le conflit à leur bénéfice.

Il fit part de ses théories et témoignages en particulier dans la revue Common Sense (en) puis dès 1946 dans ses propres publications.

Freedman prétendit que les juifs ashkénazes descendaient des anciens Khazars, royaume caucasien de l'époque du Moyen Âge, convertis en masse au judaïsme à la suite de leur roi, en l'an 838. Après la destruction du royaume khazar, les nombreux « Juifs » de Russie, et de toute l’Europe orientale, n’étaient plus connus comme « des Khazars », mais comme « les populations yiddish/ashkénaze » de tous ces pays. Les implications de ce postulat sont audacieuses : la communauté ashkénaze représentant la majorité de la communauté juive actuelle, elle infirmerait les mythes fondateurs du sionisme du « retour à Sion » étant donné qu'il n'y aurait pas de lien du sang avec les anciens Hébreux et donc dénierait tout droit ou prétention à l'établissement de ceux-ci en Palestine et discréditerait et décrédibiliserait l'état d'Israël actuel. L'utilisation du terme « sémite » ne pourrait donc pas s'appliquer à la communauté juive dans son ensemble mais uniquement aux sépharades, tout comme son corollaire « antisémite », de plus cette théorie vide de signification tout un pan de l'idéologie antisémite raciste en général et du national-socialisme en particulier.

Cette prise de position intervient après la publication en 1941 du professeur Abraham N. Poliak, titulaire de la chaire d’histoire à l’université de Tel-Aviv, intitulée La conversion des Khazars au judaïsme, qui fut accueillie avec beaucoup d’hostilité par la communauté ashkénaze, son essai démolissant la « tradition sacrée » faisant remonter tous les juifs modernes aux douze tribus bibliques d’Israël. Trente ans plus tard, son nom fut supprimé de l’Encyclopaedia Judaica pour l'édition 1971-1972, preuve de l'étendue de la polémique à ce sujet. Freedman développa sa thèse dans une lettre ouverte adressée au Dr David Goldstein en 1954 qu'il fit amplement circuler. Pour Freedman, plus de 90 % des juifs actuels descendent des Khazars, en tenant compte des mariages entre les communautés ashkénazes et sépharades. Ses thèses seront reprises plus tard par Arthur Koestler.

Ce postulat, ainsi que ses vues critiques sur le Talmud, que l'on pouvait lire en langue anglaise dès 1935 suite à une traduction intégrale officielle (agréée par le rabbinat) et annotée, jouèrent un rôle décisif dans sa conversion au christianisme. Freedman interpréta aussi négativement certaines traditions juives comme le Kol Nidre, durant la célébration de Yom Kippour, qui, selon son interprétation, absout les juifs pratiquants de tous leurs serments faits durant l'année écoulée, comme une porte ouverte à la déloyauté. Cette nouvelle religion lui donna une sensibilité exacerbée des attaques contre le christianisme qu'il trouva dans le Talmud ou qu'il considéra comme tel et qu'il répertorie et cite dans ses pamphlets dans ses écrits sur la critique du Talmud.

 
 
 
 
Publications :
 
- (en) Benjamin Freedman, Facts are Facts, Noontide Press (Softcover).
- (fr) Les faits sont les faits ; L'histoire occultée des Juifs Khazars, Hades éditions 2016.
- (en) Benjamin Freedman, Why Congress is Crooked or Crazy or Both, Founder, 1946.
- (fr) La Tyrannie Occultée, Hades éditions 2016.
- (en) Benjamin Freedman, Why Congress is Crooked or Crazy or Both, Founder, 1946, League for Peace with Justice in Palestine (publication à compte d'auteur, New York, 1975).
- (en) Benjamin Freedman, Palestine, Destiny: The Magazine of National Life (janvier 1948) : 26-28 (original publié dans le National Economic Council’s Council Letter, nº 177, octobre 15, 1947). Publié à Haverhill, Mass.
 
 
 
 
 
 

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